
150 km², voici ce qu’il reste de zones humides en France. Entre marais, fagnes, tourbières, étendues d’eau stagnante et/ou en mouvement (fleuves, rivières, ruisseaux…), cette surface ne représente plus que l’équivalent de la rade de Brest.
Ces derniers bastions, où l’eau contrôle la vie végétale et animale, impactent sur la vie de plus de la moitié des oiseaux résidents du territoire, dont près d’un sur trois ne pourrait vivre sans ces étendues*. Cette richesse ornithologique s’accompagne d’une véritable mine florale et près de 30% des espèces végétales remarquables trouvent refuge autour des zones humides. Un constat, d’ailleurs, applicable à l’ensemble des régions du monde. Ainsi, si le canard col-vert de nos contrées ne vit que grâce à ces zones humides, le lac Natron en Tanzanie héberge chaque année 2,5 millions de Petit flamant. C’est aussi un enjeu de santé publique puisqu’on estime qu’environ 3 millions de personnes meurent chaque année du mauvais entretien ou de l’abandon de ces zones humides et des maladies qui s’en accompagnent, comme le paludisme.
Le thème de la JMZ 2011 : Les Forêts, vitales pour l’eau et les zones humides.
En cette année 2011, qui marque les 40 ans de la Convention RAMSAR, du nom de la ville iranienne où fut adopté ce premier traité international, le 2 février 1971, le thème abordé est celui des interactions entre forêts et zones humides. Pourquoi ? Car protéger les zones humides et les forêts relève du même défi. « Le lien étroit entre les forêts et les zones humides est quelque-chose à conserver parce que, sans ce lien, nous allons détruire cet équilibre qui est nécessaire », nous déclarait il y a peu Anada Tiéga, secrétaire général de RAMSAR. Et pour cause ! A eux deux, ces espaces abritent la quasi-totalité de la biodiversité mondiale. De plus, les forêts jouent un rôle crucial dans le cycle de l’eau : elles absorbent plus d’eaux que les végétations courtes de type prairies. Cette particularité s’explique par le phénomène d’évapo-transpiration des arbres (et oui, les arbres transpirent une partie de l’eau absorbée en journée). En bref, il est prouvé que la déforestation de la forêt d’Amazonie a eu tendance à faire baisse les volumes de précipitations tandis que la reforestation de l’ile de Bornéo a permis une augmentation du taux de précipitations annuelles de près de 25%. La protection des zones humides passe aussi par la préservation des sols forestiers. Ainsi, ce que l’on appelle communément « la litière des arbres », composée des courts arbustes et des feuilles tombées au sol, offre le meilleur filtre naturel pour une eau de bonne qualité et préserve ainsi vie humaine, vie végétale et animale. Car, une fois n’est pas coutume, l’eau est au centre des problèmes.
on vous demande intro et conclusion perso et non un copié collé abusif que je vous demande de supprimer
RépondreSupprimerAna il faut aussi supprimer les liens dans le texte avant de coller
Notes partielles Maria 14,5 Ana 13,5